Le dāʿī resserre sur une question simple : si quelque chose existe, a-t-il pu y avoir un moment d'absolu néant ? L'athée répond non. Donc quelque chose a toujours existé. Le dāʿī demande alors quelle propriété est nécessaire pour qu'un tel être éternel produise un changement.
L'athée propose un seul mot : « potentiel ». Le dāʿī accepte, puis interroge : le potentiel, seul, suffit-il ? Un parapluie a-t-il le potentiel de fabriquer des pâtes ? L'athée se retranche sur la formule circulaire : s'il en a la capacité
. Le dāʿī le bloque : potentiel et capacité désignent le même contenu reformulé, ce n'est pas une explication.
Le pas décisif. Le dāʿī propose un test concret. Pour rédiger une lettre en chinois, il faut connaître le chinois. La capacité sans la connaissance reste une potentialité vide. Il décompose la chaîne complète : potentiel, connaissance, intention, volonté. L'athée refuse d'emblée d'ajouter quoi que ce soit à la capacité. Le dāʿī pousse : sans la connaissance de l'iPhone, peut-on fabriquer un iPhone ? L'athée concède que non, quand il s'agit d'un humain. Le dāʿī élargit aussitôt : et pour n'importe quelle entité ? L'athée concède encore, puis se contredit : si c'est quelque chose qui a le potentiel, il n'a pas besoin d'esprit, il n'a pas besoin de connaissance.